Nouvelle-Zélande

Sur l’île du Sud : Wanaka/Glaciers/Hokitika et Arthur’s Pass

Nous avons visité la petite ville de Wanaka, située à 1h de route de Queenstown. Il y a de nombreuses ballades/randonnées à faire autour du lac. Notre choix s’est porté sur Roys Peak, une randonnée de 6h aller/retour pour atteindre le sommet à environ 1500m d’altitude avec un dénivelé de 1300m. Belle ballade en perspective! Nous nous sommes levés à 5h30 car nous avions dormi près de Queenstown et il fallait 1h de route pour arriver au parking du départ. Nous sommes arrivés à 7h, heure parfaite pour prendre notre petit-déjeuner. Le soleil n’était pas encore levé. Nous étions étonnés de voir déjà beaucoup de voitures à cette heure-ci. Notre sac est prêt, nous pouvons démarrer la rando sous les lueurs du lever du soleil. Le chemin est plat, bien aménagé mais le ton est donné : ça grimpe tout de suite! La très grande majorité de la randonnée s’effectue sur l’immense terrain d’une propriété privée agricole recensant de nombreux moutons, pour une fois pas farouches, et aussi de nombreux lapins. Le paysage est sublime, le soleil se lève au fur et à mesure que l’on avance. Nous avons une belle vue sur le lac Wanaka et ses petites îles. La randonnée n’est pas difficile, mais cela grimpe constamment. Plus nous avançons, plus nous apercevons le Mont Aspiring enneigé. Au bout de 3h de marche, nous arrivons au sommet où la vue est spectaculaire. Nous y profitons pour faire notre pause déjeuner. Sur le chemin du retour, nous nous retournons souvent pour nous rendre compte jusqu’où nous avons grimpé, c’est impressionnant!

Au sommet de Roys Peak
Au sommet de Roys Peak

Après cette randonnée, nous nous sommes dirigés vers les glaciers : Fox et Franz Joseph. La route pour y accéder est très sauvage, sublimée par le soleil et les couleurs du ciel. Nous nous arrêtons à un campement du D.O.C. pour y dormir.

Le lendemain, nous sommes enfin à Fox Glacier, nous avions hâte de voir ces fameux glaciers réputés pour être les seuls aussi proches de la mer. À peine arrivés, le constat est glacial, des panneaux indiquent où se trouvait le glacier dans les années 1750 et 1930. À l’époque, il était énorme et sa coulée allait très loin. Un dernier panneau indique l’évolution du glacier de 2008 à 2012 : cela fait froid dans le dos! En seulement 4 ans, le glacier a pratiquement diminué de moitié! Nous avons marché environ 1h pour accéder au pied du glacier Fox, la ballade fut agréable mais au pied de celui-ci, nous ne pouvons que penser au réchauffement climatique et des conséquences que cela provoque… Au Franz Joseph, c’est la même chose, un glacier qui fond massivement d’année en année. L’expérience est tout de même géniale, on a pu voir des glaciers d’assez près.

Dans un endroit un peu reculé, se trouve le lac Matheson. Lorsqu’il fait beau et qu’il n’y a pas de vent, nous pouvons apercevoir les reflets des Monts Cook et Tasman dans le lac. Cela a été le cas lorsque nous avons fait la petite ballade pour y accéder. Par moment des canards viennent perturber l’eau calme du lac mais nous avons quand même une magnifique vue!

Au pied du lac Matheson
Au bord du lac Matheson, laissant se refléter les monts Cook et Tasman

Notre prochaine étape a été la ville de Hokitika, située au bord de la mer de Tasman, et réputée pour ses nombreux magasins de pounamu (pierre de Jade). Nous en avons profité pour nous balader au bord de la plage, regardant les fortes vagues s’écraser contre les rochers. Le long de la côte Ouest, la mer de Tasman y est très agitée, ce qui laisse de nombreux troncs d’arbres tout le long de la plage. La ville d’Hokitika a détourné ce phénomène en créant des sculptures à partir de ces rejets de la mer.

Sur la plage d'Hokitika
Sur la plage d’Hokitika, le nom de la ville est « écrit » avec des bouts de bois échoués

C’est proche d’Hokitika que nous avons retrouvé nos amis Marion et Rémi, à Kapitea Reservoir : notre campement pour 2 nuits. L’endroit est calme, au bord d’un lac. Pendant deux soirs, nous avons vu une kiwi sortir de sa voiture en maillot de bain, aller directement dans l’eau pour se baigner dans l’eau glaciale pendant environ 30 minutes. Elle est sortie de l’eau, et sans se sécher, elle est repartie dans sa voiture. Alors que nous, nous étions en doudoune à se dire qu’il faisait très froid!

Notre endroit pour deux nuits

Hokitika, c’est aussi le festival WildFoods qui réunit chaque année environ 10 000 personnes. Comme son nom l’indique, il consiste à un rassemblement de stands où l’on peut déguster de la nourriture sauvage : vers, larves, oeil de poisson, scorpions, crocodile, kangourou etc. La tradition est aussi de venir déguisés car il y a le concours du meilleur costume.

L’ambiance est festive et le temps agréable. C’est une bonne journée pour manger ce qu’on n’oserait pas chez nous! C’est parti pour le premier stand : les larves! Les bûcherons coupent le bois et sortent de grosses larves bien grosses et juteuses! Il y en a des plus petites, ouf! Nous avons vu aussi, une seringue contenant de la gelée avec un ver de terre! Un peu plus loin, un stand avec de la cervelle. Heureusement, il y avait plein de nourritures délicieuses comme le pain maori, les beignets hongrois, le hot dog néo-zélandais! Nous avons passé une très agréable journée à ce festival! Nous avons bien rigolé et bien mangé. Lorsque le festival touchait à sa fin, les commerçants nous offraient de bon coeur les plats qui leur restaient. Nous sommes repartis avec de grands sourires et la peau du ventre bien tendue!

Hakuna Matata, un peu gluant mais appétissant!
« Hakuna Matata, un peu gluant mais appétissant! »

Nous avons pris ensuite la direction de Arthur’s Pass, un des parc nationaux du pays. Nous avons fait la randonnée de Avalanche Peak. Il y a des randonnées qui nous marquent, que ce soit par les paysages, par le type de chemin, par les personnes que l’on rencontrent … Celle-ci fait partie de nos meilleures randonnées depuis le début de notre voyage! Randonnée annoncée entre 6h et 8h aller/retour, pour atteindre le pic de 1800m. Pour une fois, nous sommes partis à 10h45. C’est une Route (ce qu’on adore) : pas de chemin réel, c’est à nous de le créer. Dès les premiers pas, il faut escalader des rochers qui font offices de chemin. Ça monte constamment, et dans la forêt il faut faire attention aux nombreuses racines. Nous pouvons contempler de nombreuses cascades et des paysages différents à 360°. Le terrain est difficile, la pente raide nous coupe le souffle. Mais nos efforts payent en apercevant les chaînes de montagnes. D’un côté il y a les montagnes avec des cascades et des forêts, et de l’autre, des montagnes à la roche brute, parfois recouverte de névés. Nous sommes époustouflés par la beauté des lieux. Le chemin est de plus en plus difficile car il n’est composé que par des rochers, il faut escalader, grimper, y mettre toutes ses forces pour avancer.

Sur le chemin pour Avalanche Peak
Sur le chemin pour Avalanche Peak

À quelques minutes de l’arrivée, nous marchons sur la crête. Il n’y a presque pas de vent, le soleil est fort, presque pas de nuages. Les autres randonneurs nous félicitent d’être arrivés jusque là. Après avoir parcouru tout ce chemin pour atteindre le pic et avec la beauté des lieux, l’émotion est à son comble! Nous y sommes, après 3h de montée intense nous sommes sur le pic. Nous ne savons plus où regarder tellement le paysage est magnifique et varié. Nous ne savons plus quoi faire et quoi dire. Nous nous asseyons quelques minutes sur ce pic qui offre un panorama à 360° et nous laissons la nature faire son effet.

Au sommet d'Avalanche Peak environ 1800m
Au sommet d’Avalanche Peak, qui culmine à environ 1800m d’altitude

Le chemin du retour est tout aussi difficile, nous sommes fatigués et avons mal partout mais cela reste agréable de marcher et apprécions les lieux. Au bout de 2h15 nous sommes arrivés, heureux! Nous avons décidé de nous prendre un bon chocolat chaud dans le café en face du parking. Nous n’avons pas fait long feu pour nous endormir, la tête remplie de belles choses, comme c’est le cas depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande!

16 mars 2016
Photo de Maud
À propos de l'auteur : Maud

« Liberté, nature et dépassement de soi, sont les maîtres mots qui me définissent. À travers nos voyages, la citation "Il faut vivre ses rêves et non rêver sa vie" prend alors tout son sens. »

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