Nouvelle-Zélande

Dernier jour sur l’île du Sud : un souvenir mémorable

Pour cette dernière journée passée dans l’île du Sud, nous nous sommes fait plaisir! Pour ma part, j’avais rendez-vous à 9h à l’aéroport de Nelson pour un baptême en avion dans une école de pilotes. Il est indiqué sur le prospectus que l’on peut essayer de piloter l’avion pendant le vol. Prendre les commandes d’un avion en plein vol, c’est pas tous les jours que l’on peut le faire!

Après avoir pris ma petite pilule contre le mal de l’air, je fais la rencontre de David, mon instructeur, qui me fait une présentation du petit avion que nous allons piloter. Explications des principales commandes puis on prend place dans l’avion. David m’indique que, si je le souhaite, après nous avoir emmenés sur la piste de décollage, je peux prendre les commandes de l’avion! Wow… Réellement? C’est moi qui vais procéder au décollage de l’avion dans lequel je me trouve? Et bien oui, c’est bien moi! Bon, ok, pour être tout à fait honnête je ne m’occupe que du manche pendant que David règle la puissance des moteurs m’enfin je pilote quand même un avion! Incroyable! C’est finalement déconcertant à quel point il est facile de piloter un avion. Peut-être que je dois remercier les quelques fois où je m’amusais à piloter un avion dans les jeux vidéos, mais j’ai la sensation que j’ai fais ça toute ma vie!

En vol, la vue sur la région de Nelson et le parc national d’Abel Tasman avec ses plages dorées est à couper le souffle! David m’explique comment manœuvrer l’avion en vol en me donnant l’exemple de dessiner avec le nez de l’appareil comme je le ferai avec ma tablette graphique. Super exemple, facile à comprendre et j’y prend goût très rapidement! Bien évidemment je ne dessine pas des mandalas, mais plutôt des lignes, parfois courbées. On penche le manche d’un coté, l’avion s’incline et tourne légèrement, puis on tire le manche vers soi et l’avion tourne rapidement. Si l’on tire trop brusquement on ressent les G (l’accélération gravitationnelle). Pas très agréable pour moi qui ai le mal de l’air, même avec ma pilule censée les atténuer. En même temps, pour l’exemple, on a vraiment fait des virages très serrés. Parfois à 180°, d’autres à 360°. Wow, c’est impressionnant!

Après un bon moment passé dans les airs, à contempler les paysages tout en dessinant avec le nez de l’avion, il est temps d’atterrir. « Je pense que tu peux t’occuper de l’atterrissage, ça te plairait ? » Euh, attendez, on parle pas juste de tirer un manche pour faire monter l’avion dans les airs là, mais bien de faire atterrir un avion lancé à toute vitesse sur un sol ferme! M’enfin, j’ai répondu affirmativement avec un grand sourire 😀 David m’a bien évidemment guidé dans cette étape délicate, mais tout s’est passé à merveille! On pointe le nez de l’appareil assez bas, tellement qu’on a l’impression qu’on va s’écraser inévitablement avant même d’atteindre la piste, on redresse légèrement l’appareil avant la phase de contact, puis dans les derniers mètres avant l’atterrissage, on lève un peu plus le nez pour se poser en douceur en plein milieu de la piste. C’est complètement dingue ce que je viens de faire! J’hallucine sur tout ce que je viens de faire, sur la chance que j’ai eu de pouvoir faire tout ça et la facilité avec laquelle tout ça a été fait! Jamais je n’aurai pensé qu’un jour je piloterai un avion, du décollage à l’atterrissage. David m’a chaleureusement félicité pour mon calme et mon « professionnalisme ».

Après avoir atterri, je ne pense qu’à une chose, recommencer! Je veux retourner dans les airs, piloter un avion et avoir cette sensation indescriptible! L’avenir nous le dira, peut-être que je passerai ma licence de pilote, qui sait?

Maud a également eu une dernière journée sur l’île du Sud vraiment mémorable et il n’y a personne d’autre qu’elle même pour décrire au mieux cet instant. Je lui laisse donc ma place pour vous faire découvrir ce qu’elle a choisit de faire et comment elle l’a vécu!

***

Ma dernière journée passée sur l’île du Sud a été plus que mémorable! J’ai pu réaliser quelque chose que je voulais faire depuis des années, mais que je n’osais jamais faire. J’ai toujours été attiré par les activités à sensations fortes, celles où l’on peut ressentir l’adrénaline qui parcourt notre corps et qui s’intensifie au fil de l’activité. Saut à l’élastique, parapente, saut en parachute : j’avais envie de tout faire!

La Nouvelle-Zélande est réputée pour avoir de très bons spots pour toutes ces activités extrêmes. La beauté des paysages rend l’activité encore plus désireuse. J’ai donc réservé un saut en parachute avec l’altitude la plus haute car je me suis dit, tant qu’à faire un saut dans le vide, autant que ce soit le plus haut possible! Réservation effectuée pour 16h. Après avoir réservé, je me suis sentie toute excitée, je vais réaliser un de mes rêves! Et puis le stress est monté : « Quoiii? Je vais sauter dans le vide à un peu plus de 5000m d’altitude? Sérieusement je vais faire ça? » Et oui, je vais le faire et en plus à l’un des plus beaux endroits sur l’île du Sud : Abel Tasman!

Nous sommes arrivés sur le lieu en avance. À peine arrivés, nous voyons des personnes dans le ciel entrain d’effectuer leur saut. C’est impressionnant de les voir aussi haut, ce ne sont que de minuscules points à travers les nuages! J’ai du remplir certains papiers, pour dire que j’étais bien majeure et que je comprenais que c’était une activité à risques. Petit passage obligé sur la balance, consignes sur le vol en altitude et on vient me chercher pour que je puisse m’habiller avec tout le matériel adéquat.

Lorsque j’attendais mon tour, il y a eu un incident : le parachute d’un des photographes ne s’est pas ouvert entièrement, la voile ne s’est pas correctement dépliée! Il a donc chuté de plus de 5000m d’altitude avec seulement le petit parachute de sécurité venant ralentir sa chute. Mais plus de peur que de mal, l’atterrissage s’est très bien passé et il même passé devant nous avec un grand sourire et a continué son travail. En plus d’être photographe, il est parachutiste avant tout! Ça a été impressionnant mais je n’ai pas eu peur. Je n’avais qu’une hâte, c’était d’être à bord de l’avion et de faire mon saut. La seule chose qui m’effrayait, c’était de ne pas comprendre les instructions en anglais!

Vient le moment où je fais connaissance avec mon coéquipier Chris : très bon contact! Il est fun, cool, rassurant et très professionnel. Pendant le vol, il m’a expliqué de nombreuses choses, que ce soit sur le parachutisme, sur les paysages, sur l’utilisation des masques à oxygène, où encore sur leur montre qui indique l’altitude. Après une superbe vue en avion sur Abel Tasman, il est temps de sauter! La première personne saute, l’avion monte un peu plus en altitude et c’est à mon tour de sauter! Je suis prête, j’ai hâte! Mon instructeur me répète les consignes : je dois mettre ma tête en arrière, les mains sur les sangles au niveau de la poitrine et les jambes pliées. Nous sommes assis au bord de l’avion, le photographe est accroché à l’aile pour prendre des photos et vidéos. Même pas 5 secondes d’attente et c’est parti : je saute, je dirai même je plonge dans le vide.

La sensation est géniale, je vois les nuages autour de moi, et je ressens les rafales d’air qui me défigurent le visage. Quelques secondes de chute libre : c’est juste sensationnel! Je me sens libre, je vole, je me sens bien, je suis heureuse! Le parachute s’ouvre (ouf!) et cela fait bizarre de remonter d’un seul coup. Maintenant place à l’admiration des paysages tout en redescendant doucement sur le sol. Voyant que je suis à l’aise, Chris fait des virages serrés, on s’éclate! On continue à discuter, il me communique la passion de son métier! L’atterrissage s’est fait tout en douceur mais sur les fesses. J’ai les pieds sur le sol, je remercie chaleureusement la personne qui m’a accompagné dans ce moment. Je reprends tout doucement mes esprits et je me dis « vivement le prochain saut! »

Nous avons terminé notre road trip sur l’île du Sud en beauté! Une journée mémorable!

27 mars 2016
Photo de Rémy
À propos de l'auteur : Rémy

« Passionné par la découverte de nouvelles choses, les grands espaces et la randonnée! C'est à l'autre bout du Monde, en Nouvelle-Zélande, que j'ai souhaité commencer à vivre de nouvelles aventures. Puis rapidement, d'autres aventures se sont suivies. »

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